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 When day and dream unite • Loussay & Alex

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Lucy J. Thompson

Messages : 33
Date d'inscription : 01/09/2011


MessageSujet: When day and dream unite • Loussay & Alex   Lun 19 Sep - 17:04


L’été, le campus de l’université est en général déserté par tous les étudiants anglais, au profit des étudiants d’autres nationalités qui viennent « en séjour linguistique » découvrir les bars d’oxford avec trois heures de « cours » par jour. Je me baladais tranquillement, histoire d’oublier mon mal de crâne persistant dans un endroit relativement calme. La soirée de la veille était un peu floue mais il me semblait que je m’étais plutôt bien amusée. J’étais allée au Carling, encore une fois, on ne change pas les bonnes habitudes, et j’avais bu comme un trou, au bar, en compagnie de quelques amis soulards. Pas très féminin tout ça me direz-vous. Certes. Je ne peux pas vous contredire, mais vous devriez essayer de temps à autres, ça fait un bien fou !

Tout en marchant, je réfléchissais aux choses qu’ils me restaient à faire avant de retourner à Toulouse le lendemain. Faire ma valise, ranger ma chambre, dire au revoir à Stephanie, ma cousine et coloc, et m’empêcher de boire ce soir pour avoir une tête correcte devant mes parents lorsqu’ils viendraient me chercher à l’aéroport. Je commençais à me diriger vers la sortie du campus, pensant à la bouteille de tequila à moitié pleine (je suis optimiste en ce qui concerne l’alcool, toujours) que je devrais vider dans les toilettes ou que Stephanie devrait cacher pour éviter toute tentation. J’accélérais un peu ma cadence afin d’arriver avant 18h30 chez moi, croisant quelques promeneurs solitaires à la Rousseau.

Puis, soudain, je m’arrêtais. Celui là, je le connaissais. Non. Ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas être là. Je me trompais. Et pourtant, j’en étais sure. Je le connaissais assez bien pour le reconnaître lorsque je le rencontrais, même un an et demi après la dernière fois que je l’avais vu. Mais que faisait Alex Goldsmith à Oxford ? Quand était-il arrivé ? J’envisageais un instant de décider que je m’en fichais et de partir en courant avant qu’il n’ait eu le temps de regarder de mon côté. Mais au fond de moi, je savais parfaitement que je regretterais de l’avoir ignorer si je le faisais. Je m’avançais donc timidement et l’appelais doucement en espérant me tromper. «Alex?»


Dernière édition par Lucy J. Thompson le Mer 21 Sep - 19:55, édité 1 fois
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Alex P. Goldsmith

Messages : 1
Date d'inscription : 19/09/2011


MessageSujet: Re: When day and dream unite • Loussay & Alex   Lun 19 Sep - 17:10



    L'après midi touchait à sa fin...un après midi d'été que je passais une fois de plus dans les murs de cette prestigieuse école. Oxford, ma maison, mon refuge. Je ne quittais jamais l'enceinte de cette institution pour retourner dans ma famille comme le faisait bon nombre de mes "camarades". Je n'avais aucune raison valable de repartir pour l'Irlande pendant cette période. Pourquoi l'aurais-je fait d'ailleurs. Personne ne m'attendait et je ne voulait revoir personne. Cette partie de ma vie était derrière moi désormais. Un passé parfois bien trop présent encore dans ma mémoire; que je m'efforçais de chasser de mon esprit de milles et une façons plus ou moins naturelles.

    Cependant, à cette heure avancée, il n'y avait plus grand chose à faire sur le campus. Alors je décidai de sortir faire un tour en ville histoire d'aller boire un verre et peut-être de commercer un peu. Autant tenter de joindre l'utile à l'agréable, et cette bonne ville ne manquait jamais de jeunes étudiants à la recherche de sensations fortes. Et puis niveau lieux de débauches pour trouver une clientèle à satisfaire, je n'avais que l'embarras du choix. La cité regorgeait de bars plus ou moins louche ou hype ou les jeunes se réunissaient ou venaient se détendre autour d'un verre le soir...quand l'alcool leurs suffisait. Quand ce n'était pas le cas, ils s'adressaient à des gens comme moi!

    La grande cour intérieure était étrangement vide à cette heure. D'ordinaire, des tas d'autres étudiant tels que moi commençaient à la traverser pour converger vers l'une des entrées adjacentes aux rues qui les mèneraient sur leurs lieux de perdition. Mais pour le moment, il n'y avait pas grand monde. Un groupe éparpillé ça où là, sortes de petits comités qui devaient certainement être en train d'échafauder des plans pour une partie plus tardive encore de la soirée. J'en reconnaissais deux ou trois faisant partis de mes relations de travail d'ailleurs. Mais eux prenaient bien soin d'éviter de croiser mon regard; histoire qu'on distille pas de rumeurs gênantes à leur sujet. Cette pensée me fit sourire, et je replaçai tranquillement mon chapeau sur ma tête tout en allumant une cigarette.

    Toujours souriant, je fis min de m'engager sous le porche le plus proche, quand on m'interpella. Une voix féminine, une voix que je ne pouvais pas ne pas connaître et que je ne pourrais jamais oublier. Mais non ce n'était pas humainement possible...elle ne pouvait pas se trouver ici! Elle ne pouvait pas m'avoir ni cherché ni retrouver du reste. Mais pourtant il était tout bonnement impossible que cette voix appartienne à quelqu'un d'autre. Je me retournais lentement, pour me trouver nez à nez avec la dernière personne que j'avais vu avant de quitter mon pays natal. Celle avec qui j'avais cru enfin trouver un peu de tempérance et de réconfort. Lucy!

    Elle était là, devant moi, tout aussi ébahis de me voir que je l'étais apparemment ce qui me laissa supposer qu'alors cette rencontre ne devait rien à personne d'autre qu'au hasard. Des retrouvailles fortuites comme dans les films mielleux ou les romans à l'eau de rose. Pour un peu, j'en aurais perdu ma clope qui serait aller s'écraser par terre, mais j'eu le reflèxe de la rattraper à temps.

    Lucy? Mais qu'est-ce que tu fais là?

    Oui bon là j'admets que sur ce coup là j'aurais faire plus éloquent voir plus original, mais honnêtement j'étais tellement pris de cours que mon aplomb naturel avait vacillé l'espace d'une micro seconde. Et par dessus le marché je ne savais pas du tout comment réagir. C'est vrai quoi! La dernière fois que nous nous étions vu j'étais parti en claquant la porte. Que faire dans cette situation? Lui serrer la main? Lui faire la bise? Lancer une vanne foireuse pour briser la glace? Aucune de ses trois options ne me convainquais. J'optais pour une autre question?

    Tu étudies ici?

    Vas y Alex continue comme ça t'es bien parti. Non mais franchement...plus bateau tu meurs. Bien sûr que non, elle était là simplement pour admirer le paysage!

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Lucy J. Thompson

Messages : 33
Date d'inscription : 01/09/2011


MessageSujet: Re: When day and dream unite • Loussay & Alex   Mer 21 Sep - 19:38

C’est bien lui. Alex. Que fait-il ici nom de dieu ? Je me souviens de notre dernière rencontre. Il y a déjà un an et demi. Le temps était passé si vite. C’était le jour de mon anniversaire, de mes dix-neuf ans il voulait simplement que je teste le LSD, Lucy in the sky with diamonds. Cela me semble tellement futile maintenant. Mais à l’époque c’était un pas trop grand, que je me suis refusé de franchir. Une drogue hallucinogène. Dans les couloirs, tout le monde racontait que l’on pouvait se prendre pour un oiseau dix ans après en avoir pris et se jeter par une fenêtre. De quoi faire peur à celle que j’étais alors, une fille coincée et inutile. C’est ce qu’il a dit avant de partir. Que j’étais coincée et inutile. En claquant la porte de ma pauvre chambre de bonne de toutes ses forces. Il l’a dit d’un ton hargneux, en le pensant. Il l’a dit juste avant de crier qu’il quittait Dublin et qu’on ne se reverrait jamais. Et maintenant il est en face de moi, dans l’université d’Oxford. Quelle était la probabilité pour qu’on se retrouve ici aujourd’hui, alors que les allées du campus étaient pratiquement désertes ? Le monde est tellement petit.

C’est bien lui. Alex. Que fait-il ici nom de dieu ? Je me souviens de notre dernière rencontre. Il y a déjà un an et demi. Le temps était passé si vite. C’était le jour de mon anniversaire, de mes dix-neuf ans il voulait simplement que je teste le LSD, Lucy in the sky with diamonds. Cela me semble tellement futile maintenant. Mais à l’époque c’était un pas trop grand, que je me suis refusé de franchir. Une drogue hallucinogène. Dans les couloirs, tout le monde racontait que l’on pouvait se prendre pour un oiseau dix ans après en avoir pris et se jeter par une fenêtre. De quoi faire peur à celle que j’étais alors, une fille coincée et inutile. C’est ce qu’il a dit avant de partir. Que j’étais coincée et inutile. En claquant la porte de ma pauvre chambre de bonne de toutes ses forces. Il l’a dit d’un ton hargneux, en le pensant. Il l’a dit juste avant de crier qu’il quittait Dublin et qu’on ne se reverrait jamais. Et maintenant il est en face de moi, dans l’université d’Oxford. Quelle était la probabilité pour qu’on se retrouve ici aujourd’hui, alors que les allées du campus étaient pratiquement désertes ? Le monde est tellement petit.

« Lucy? Mais qu'est-ce que tu fais là? » Je lui adresse un petit sourire. Alex, étant parfaitement au courant que mon père est anglais et que je suis par conséquent totalement bilingue, sait bien que je ne suis pas inscrite dans un programme d’échange culturel ou d’apprentissage linguistique quelconque. Je lui réponds avec un air ironique. « Oh rien, je me balade. Je trouve cette université magnifique ! Oui vraiment ! As-tu visité ce ravissant campus en entier ?». J’essaie de prendre une contenance quelconque, la situation étant particulièrement gênante. Se retrouver face à votre ex petit ami, qui se trouve être la seule personne dont vous ayez été amoureuse et qui en plus, sans le savoir, vous a fait changer du tout au tout n’est pas une situation que je souhaiterais à mes amis. Alex doit encore avoir en tête la gentille petite fille sage que j’étais avant et je suis paralysée à l’idée qu’il découvre ce que je suis étais devenue. On me traite dorénavant de pute, d’alcoolo et que sais-je encore ? Je suis la bitch du Carling et pas grand-chose de plus. Qu’est-ce qu’il penserait de ça s’il l’apprenait ? Je ne suis pas du tout décidée à le laisser trancher. Je tente de ne rien laisser transparaître des pensées qui se bousculent dans ma tête. « Tu étudies ici? » Il semble tout aussi gêné que moi et je laisse échapper un petit rire nerveux. « Oui, j’entre en deuxième année de littérature anglaise ! Et toi ? » J’ouvre mon sac, trouve mon paquet de cigarettes, en prends une et tends le paquet vers lui. « T’en veux une ? C’est donc ici que tu es venu te réfugier après Dublin ? Joli choix ! Je n’aurais pas pensé qu’on aurait fait le même ! » Je tire une bouffée de ma clope. Tout cela est décidément trop bizarre.

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