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 brian ○ where is the rhum gone ?

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Mary-Ann Roberts

Messages : 3
Date d'inscription : 08/09/2011


MessageSujet: brian ○ where is the rhum gone ?   Lun 12 Sep - 1:28

Il faut être fou pour se promener sous un soleil de plomb pareil. La chaleur est telle que les terrasses des cafés, pourtant si peuplées en cette saison, sont vides, les gens préférant s'entasser à l'intérieur pour avoir un peu de fraîcheur. J'arpente les rues de Londres en me faisant traîner par mon chien jusqu'au parc. Je le libère et m'affale sur un banc à l'ombre d'un arbre. J'ôte ma capeline et éponge mon front délicatement à l'aide d'un mouchoir blanc. Je supporte très mal la chaleur, je ne sais pas ce qui m'a poussée à sortir aujourd'hui. Je cherche mon chien du regard, une main au-dessus des yeux. « Bebop ? Bebop où es-tu ? » Je soupire et pars à la recherche de l'animal. C'est infernal, je ne peux pas le quitter deux secondes, il en profite toujours pour s'échapper. Je m'aventure dans les buissons en l'appelant sévèrement. Impossible de rentrer à la maison pour annoncer à mon cher père que j'ai perdu son chien, ça serait tout à fait inconvenable, il a payé cette bête une fortune. Je me mets à courir malgré mon envie folle de plonger dans la première fontaine qui se présentera. « Bebooooo... oh tu es là. » Je m'arrête net en voyant mon chien au pied d'un inconnu qui ne l'est pas tant que ça finalement. « Oh, bonjour. Je... merci d'avoir retrouvé mon chien, quel fugueur alors. Je ne sais pas si vous me reconnaissez, j'ai apporté ma voiture dans votre garage il y a deux semaines pour faire changer un pneu... » Je m'interromps. « Pardon, je suis un vrai moulin à paroles. Mary-Ann, enchantée. » Je lui tends une main avenante accompagnée d'un sourire. Je fais un large geste de mes bras, signe de ma lassitude. « Oh oui, Bebop s'échappe dès qu'il en a l'occasion, à croire que je suis une mauvaise maitresse. » Je hausse les épaules et m'agenouille pour rattacher la laisse au collier de cuir rouge.

J'en profite pour jeter un coup d'oeil discret à Brian et rosis légèrement. Je me redresse et lance à la cantonnade « Je dois finir de promener le chien, est-ce que vous... est-ce que vous voulez faire quelques pas avec moi ? » Je me mords la lèvre, gênée par cette soudaine montée d'audace qui ne me caractérise généralement pas du tout. Le soleil sans doute. Lui en revanche tousse discrètement. Ah ça, le résultat de la climatisation ! C'est si facile de s'enrhumer. Nous nous mettons en route, Bebop tirant sur sa laisse avec conviction pour me faire de nouveau faux-bond. « Oh oui, elle résiste. Vous savez, mon père s'en sert comme d'un 4x4 ou d'une voiture de course alors que ce n'est qu'un petit cabriolet, pas étonnant donc qu'elle soit souvent chez le garagiste. » Et même pas assez souvent à mon goût. « Arrête ça Bebop c'est pénible, tu vas m'arracher le bras. » Je souffle un coup, lisse le devant de ma robe et reprends « Vous habitez Londres ? » Il répond par la positive, je sens que le tout traine en longueur. Je me racle la gorge et lui jette un regard en coin. « Ecoutez, je vais... aaah ! »

Bebop se met à courir, m'entrainant à sa suite à travers la pelouse pour finir sa course folle dans la fontaine. « Oh... Merde ! Non Bebop vilain chien ! » Je me relève, trempée. Moi qui rêvait de me baigner, je ne pensais pas être exaucée si vite. Je me lance à la poursuite du golden autour de la fontaine, riant et grondant à la fois. Quel triste spectacle je dois donner... Brian s'approche à son tour. « Oui oui, ça va très bien, juste un peu... humide. » Je ris nerveusement et rejette mes cheveux en arrière. Bebop vient s'asseoir à mes pieds mine de rien et se laisse passer la corde au cou sans rechigner. « Je veux bien si ça ne vous ennuie pas. Je ne peux pas rentrer chez moi dans cet état. » J'espère qu'il n'habite vraiment pas loin, je me vois mal traverser Londres mouillée de la tête aux pieds.

Je suis Brian jusqu'à un immeuble, proche du parc en effet. Nous entrons chez lui, je jette un regard curieux à l'agencement de l'appartement. « C'est... charmant. » Mon sourire amical et coupé par un éternuement. Moi qui mourais de chaud dix minutes auparavant, me voilà grelottant dans un endroit inconnu. Bebop s'ébroue et va se coucher dans la cuisine sans aucune gêne tandis que mon hôte me tend une serviette. « Ah... merci. » Je lui lance un regard appuyé, puis me résigne à me déshabiller en constatant qu'il n'a pas l'intention de partir. Je me tortille pour me sortir de ma robe -de mon torchon !- tout en me couvrant avec la serviette. « C'est très gentil, merci encore. » Je me frictionne rigoureusement et laisse échapper un nouvel éternuement. Je me retourne et essore mes cheveux, les joues rouges de gêne. Lui n'a pas l'air plus embêté que ça, à croire qu'il a fait ça toute sa vie. Je lui refais face et fais un petit pas dans sa direction. « Eh bien voilà tout hein. Je pense que ça peut aller maintenant. » Je penche ma tête sur le côté sans me départir de mon sourire. Il s'éloigne vers la cuisine, me laissant le loisir de m'enrouler dans la serviette.

« Du rhum c'est parfait. » Je pousse ma robe du pied et grimace en entendant le bruit spongieux qu'elle fait. Ce n'est pas raisonnable de boire à une heure pareille mais j'ai besoin de me réchauffer histoire de ne pas tomber malade. Je rejoins Brian dans la cuisine et m'appuie au plan de travail pendant qu'il s'affaire. Je prends ensuite mon verre et trempe mes lèvres dedans avec précaution. « C'est bon. » Je passe une main dans mes cheveux et lâche « Vous vivez seul ici ? »

uc

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Brian J. Rochester

Messages : 2
Date d'inscription : 08/09/2011


MessageSujet: Re: brian ○ where is the rhum gone ?   Lun 12 Sep - 1:32

Il fait une chaleur à crever, et le garage ferme ses portes plus tôt. Le patron, M. Pets, a besoin de se rendre je ne sais pas trop où et à décidé que chaleur oblige, nous pouvions partir juste après le déjeuner. Je erre dans les rues de Londres en maudissant ces foutues vacances pendant lesquelles il a fait un temps de chien puis cette foutue reprise qui nous écrase sous ses rayons de soleil oppressants. L’air est irrespirable, je décide de couper par un parc pour tenter tant bien que mal d’y trouver un peu de fraicheur, ce qui me semble légèrement compromis par l’absence complète d’une quelconque trace de vent. Je marche sur les graviers qui résonnent dans un silence presque absolu, quand un chien déboule vers moi, visiblement pas trop embarrassé par la chaleur. Il s’arrête à mon niveau et jappe avec insolence. Je souris, hausse un sourcil et me baisse à sa hauteur. « Salut toi… » Je caresse le chien qui semble plutôt ravi de s’offrir une pause entre deux phases de courses, quand finalement celle qui semble être sa maitresse arrive en courant. Décidemment, ils doivent être insensibles à la chaleur dans cette… famille ? Je me redresse et souris un peu, sceptique, en voyant le soulagement apparent dont elle fait preuve à vision de son chien. Son air m’est familier, elle me rappelle rapidement pourquoi. « Oh, au garage, oui… » Je ricane un peu, difficile de ne pas se souvenir d’un canon pareil. Mémoire sélective, il est rare que je me souvienne des vieilles peaux qui m’amènent leurs voitures. Je lui tend ma main sans me départir de mon sourire. « Brian Rochester. Vous ne devriez pas laisser votre chien courir comme ça, vous allez finir par le perdre. » Non pas que j’en ai quelque chose à faire, mais il fallait bien trouver un sujet de conversation pour la faire rester un peu. Elle se penche pour rattacher son chien, et je tousse pour masquer le rire qui pourrait menacer de m’envahir tant je trouve la situation hilarante. « Promenez le chien ? Avec vous ? » Je regarde le chien, puis la maitresse, puis le chien. Pas vraiment le genre de sorties auxquelles je suis habitué, mais après tout , que ne ferait-on pas pour… Enfin, vous voyez quoi. « Euh… Pourquoi pas. » Je hoche la tête, commence à marcher, partagé entre une formidable envie de rire, parce que de toute évidence la situation est comique, et l’idée que je suis sans doute un peu ridicule. « Alors euh… Mary-Ann ? Votre voiture va bien ? » Je tente un sourire à mi-chemin entre le banal forcé et le jovial pour accompagner ma question, haut niveau de conversation dont je fais preuve.

Le cabriolet de Papa sert de 4x4. Je lève les yeux au ciel discrètement, en me demandant dans quoi je me suis embarqué et surtout, si le jeu en vaut vraiment la chandelle. Elle est certes canon, je n’ai pas pour autant envie de déblatérer 107 ans à propos des activités du chien ou de papa. Je retiens un soupire pour faire comme si l’amabilité était la vertu dont j’étais le mieux pourvu – surtout à 15h en plein soleil. « Je vois. » Je ne peux cependant pas retenir un rire léger quand elle s’adresse au chien qui visiblement est très obéissant. « Hm. » Elle va finir par croire que je suis malade. « Euh… Oui, j’habite Londres. » Je hoche la tête. « Dans un quartier sans cabriolet. » Elle hoche la tête puis ouvre la bouche pour parler – encore – mais le chien, qui semble avoir assez discuté comme ça, se précipite en l’emmène valser dans la fontaine qui coule un peu plus loin. Je grimace, soupire, ça aurait été plus simple de fuir aussi vite que ce chien. Je m’approche lentement, peu motivé finalement. « Hem… Tout va bien ? » Ca n’a pas franchement l’air. Je décide cependant de mettre cette histoire à profit. « Vous voulez peut être vous sécher un peu ? J’habite pas loin. » Ouais. Pas loin. Elle accepte… elle est un peu humide. Je ne sais pas sur qui je suis tombée, mais la situation est en train de virer au sketch. Je hoche la tête et l’emmène à l’appartement, à deux rues du parc. C’est sombre et mal rangé, comme un appartement de mec qui se respecte, elle trouve quand même à soi-disant charmant. Le chien sent partout, je secoue la tête. « Euh. Une serviette ? » Je prend une serviette propre – ou à peu près – dans un placard et la lui tend. Je lui sauterai bien dessus, j’essaye juste d’amener ça de manière délicate, mais si elle là c’est qu’elle doit avoir compris, non ? « Vous pouvez enlever vos fringues trempées hein, ça me dérange pas. » Tu m’étonnes. Elle semble attendre que je détourne la tête, ce que de toute évidence je ne compte pas faire du tout. Déjà que ça va être difficile d’en profiter, alors autant prendre ce qu’on peut. Elle sourit tout le temps, je hausse les sourcils. Vraiment, c’est la première fois que je vois ça. « Euh… Vous voulez boire un verre ? » Moi en tout cas, il m’en faut un. Genre un corsé, bien fort, pour me remettre. Je me dirige vers la cuisine où le chien dort à son aise. Je crie, à son attention : « J’ai de la vodka… ou… du rhum peut être ? » Je fais une légère abstraction de la bouteille d’eau et de celle de coca qui trônent également toutes deux dans mon frigo, inutile de mentionner ce genre de détails. Elle me demande du rhum. Un peu surpris qu’elle ne me demande pas autre chose, du style un verre de lait ou simplement d’eau, je sors le rhum et en verse deux verres généreux. Elle me rejoint dans la cuisine s’appuie sur le plan de travail. En dehors de sa tendance visible à se mettre dans des situations ridicules et de sa facilité à discuter de choses variées, il faut bien lui reconnaitre qu’elle est bien faite. Sa voix me sort de mes pensées. Je secoue la tête pour revenir à un état conscient. Je n’ai pas très bien saisi ce qui était bon, peu importe. Elle me demande ensuite si je vis seul ici. Je fronce les sourcils. « Euh… » J’avale une gorgée de rhum, hausse une épaule. « Je sais pas trop, ça dépend des jours on va dire. Enfin, surtout des nuits d’ailleurs. » Je rigole un peu, son chien me regarde avec un air proche de la désapprobation.
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