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 Tequila Sunrise & location prohibée.

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Justin A. Blackson

Messages : 38
Date d'inscription : 07/09/2011


MessageSujet: Tequila Sunrise & location prohibée.   Jeu 8 Sep - 22:00

J'ouvrais les yeux avec difficulté. La lumière envahissait la pièce et m'empêchait de distinguer la moindre forme. Je sentais une masse chaude sur mon torse nu, enlacé dans mon bras. Il n'y a qu'une personne que j'autorise à dormir ainsi. Baissant les yeux, je remarquais la chevelure blonde de ma meilleure amie. Esquissant un sourire, je reposais ma tête, tentant de me remémorer la soirée. Nous étions sortis tôt. C'était la seule certitude. Flore m'avait dit "avoir trouvé un bon plan, une soirée qui resterait dans les anales". Nous avions fait le tour de plusieurs pubs avant d'aller en boîte. L'exercice de mémoire de bon matin après une soirée bien arrosée est relativement violent. La lumière et le bruit des voitures à l'extérieur me donnait un mal de crane phénoménal et Flore ne semblait pas vouloir se réveiller pour le moment. Je tournais la tête et remarquais la bouteille de tequila bon marché et le paquet de cigarette sur la table de chevet.

En prenant une en main, je prenais la montre qui était sous le paquet de cigarette pour remarquer que le bon matin en question était plutôt midi que neuf heures. J'avais beau cherché, je ne trouvais pas comment nous avions atterri ici. D'ailleurs, "ici", où est-ce ? Ne reconnaissant ni le lieu ni le peu de bâtiments à l'extérieur, je présumais que l'on était resté à Cambridge. Sentant remuer sur mon abdomen, je relevais la tête, affichant un sourire. « Tu te réveilles enfin ? Feignante ! Il est midi et demi, plus que l'heure de se lever ». dit-je en écrasant ma cigarette sur la table basse. Nous n'étions ni chez moi, ni chez Flore, alors pourquoi se priver ? Comme si le propriétaire, quel qu'il soit, ne savez pas qu'en nous hébergeant, il ouvrait sa demeure à la folie furieuse. Me levant enfin, je m'étirais en baillant lourdement, enfilait mon pantalon et me pendait à la fenêtre. « Flore ! Vient voir à l'extérieur, il y a panneau "A LOUER" en morceau sur le sol. Tu ne saurais pas où nous sommes par hasard ? ». Je me mettais à rire. Cette journée commençait vraiment parfaitement.
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Flore E. Breckenridge

Messages : 41
Date d'inscription : 08/09/2011


MessageSujet: Re: Tequila Sunrise & location prohibée.   Sam 10 Sep - 1:03



FLORE AND JUSTIN.Tequila Sunrise & location prohibée
J'ouvrai un œil, puis deux, brusquement réveillée par les mouvements du corps assurément musclé qui m'avait servit d'oreiller la nuit passée. Mes pupilles me brûlaient affreusement et j'avais un mal fou à m'accommoder à la lumière ambiante, pourtant je parvins parfaitement à distinguer les moindres détails qui m'entouraient. Et à en juger par l'état de la pièce, la nuit dernière avait été mouvementée. Particulièrement mouvementée. A en juger par les cadavres de bouteilles qui jonchaient le sol, à en juger par les mégots de cigarettes qui l'accompagnaient, elle avait été tout aussi banale et débauchée. Débauchée parce que je m'étais une nouvelle fois réveillée dans les bras de mon meilleur ami, partiellement dénudée. Banale parce nous avions à nouveau passé une bonne partie de là nuit à nous saouler et à fumer. Bon sang ! Je n'arrivais pas à croire que nous avions recommencé. Je ne comprenais pas pourquoi nous avions continué, plus encore que nous nous y étions habitué. Ce lien, cette relation nous détruisait, tout du moins elle me détruisait et pourtant; paradoxalement, je ne m'étais jamais sentie aussi bien que depuis que Justin et moi nous étions retrouvés. Je ne m'étais jamais sentie aussi en vie qu'à ses côtés. Et je ne pouvais plus m'en passer. Le pire dans tout ça, c'est que j'étais incapable de me l'expliquer. Mais j'avais besoin de lui, besoin de sa présence à mes côtés, j'avais besoin qu'il me rassure, qu'il me désire, j'avais besoin de me sentir aimée. Mais c'était malsain, pas vrai ? Coucher avec son meilleur ami, s'accrocher à lui et l'entraîner dans les pires combines ? Toucher le fond avec lui ? C'était mal, a priori ? Peut-être bien, mais j'en avais fait mon train de vie. Et plus qu'une addiction, Justin était devenu ma raison de vivre. La seule, l'unique. Au fond, nous nous faisions peut-être plus de mal que de bien, mais je m'en moquais complètement; j'avais besoin de lui. Simplement besoin de lui. Et j'étais persuadée qu'il en était de même pour lui. [...]

Plus ou moins réveillée, je me décidai finalement à relever la tête, cherchant à attirer l'attention de mon compagnon de soirée, qui était visiblement indécis quant à l'endroit où nous avions passé la nuit. Sentant une légère pression sur son torse, il baissa finalement la tête en ma direction, me taquinant immédiatement.
« Tu te réveilles enfin ? Feignante ! Il est midi et demi, plus que l'heure de se lever ». Amusée, je souriais à sa remarque, m'empressant de rétorquer « Enfin ? Non, mais tu plaisantes j'espère ?! Tu viens tout juste de te réveiller, fais pas l'innocent ! Puis pour ta gouverne, une jeune fille telle que moi à besoin d'un semblant de sommeil pour être aussi rayonnante ». Tout en me tirant la langue, il se leva finalement, prenant soi de rassembler ses vêtements; je l'imitais en enfilant les miens et l'écoutais me questionner sur ce mystérieux appartement. Appartement sur lequel je ne savais rien, mais qui m'avait paru sympathique sur le moment. Du peu que je m'en souvenais ce matin, pour autant. Pas plus avancée que lui, je me contentais donc de hausser les épaules en baillant, avant d'achever de boutonner mon chemisier et d'ajouter en soupirant « Mais au lieu de te préoccuper des potentiels futurs propriétaires de cet appartement, tout du moins de son emplacement, tu aurais pu avoir l'amabilité d'aller me chercher des croissants ! Je meurs de faim, je te signale ! Désolée de te l'apprendre, mais tu fais un bien piètre prince charmant ! ». Moi gênée d'occuper un appartement qui ne m'appartenait pas ? Pas le moins du monde. Présentement j'étais même plus préoccupée par mon estomac que par ses éventuels occupants.
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Justin A. Blackson

Messages : 38
Date d'inscription : 07/09/2011


MessageSujet: Re: Tequila Sunrise & location prohibée.   Sam 10 Sep - 18:42

Flore qui jouait la carte de la fille sage et innocente. Pour je ne sais quelles raisons, c'était une vision inconcevable dans mon esprit. Elle était sauvage et élégante, incomparable. Même si je savais pertinemment que nous courions à notre perte, je continuais, ne voulant pas que tout se brise de nouveau pour elle. Alors que je m'habillais, je répondais « Je suis démasqué on dirait ! » Souriant à sa remarque, j'étais allé à la fenêtre pour lui faire remarquer la pancarte. « Mais au lieu de te préoccuper des potentiels futurs propriétaires de cet appartement, tout du moins de son emplacement, tu aurais pu avoir l'amabilité d'aller me chercher des croissants ! Je meurs de faim, je te signale ! Désolée de te l'apprendre, mais tu fais un bien piètre prince charmant ! ». Je riais, sa remarque n'était pas totalement fausse. « J'aurais pu y aller si je n'avais pas eu une marmotte sur le ventre. ». Sur cette remarque, je jetais mon mégot par la fenêtre, pour retourner à l'intérieur. « Tu n'as rien de la princesse modèle non plus, tu mangerais n'importe quoi et dormirais n'importe où sans moi ! ».

Remarque quelques peu inutile puisque nous étions n'importe où. Attrapant mes cigarettes que j'enfonçais dans ma poche, je quittais la chambre en hurlant « Premier arrivé, premier servi, je te préviens. ». Ne prenant même pas le temps de regarder les murs, je dévalais les escaliers, faisant tomber un cadre qui pendait sur le mur. Arrivant en trombe dans la cuisine, je n'avais pas le temps d'ouvrir un placard que je vis Flore arriver. Je savais la cause perdue, si je sortais la moindre nourriture, elle allait se ruer sur moi. La cuisine était sympathiquement aménagée. Une espèce de bar au milieu de la pièce au-dessus duquel pendait des casseroles. « Regarde Flore, » dit-je en sortant un paquet de pâtes qui trainait mystérieusement au fond du placard. « elles n'ont pas l'air mauvaise ! » La plus grande surprise fut quand l'on réussit à allumer la plaque chauffante et remplir notre casserole d'eau. J'étais de plus en plus intrigué par cette maison. La pancarte indiquait bien qu'elle était en location, mais tout fonctionnait correctement. Attrapant Flore par la taille, je la ramenais vers moi. « Toujours aucune explication quant à la maison ? Vu que l'on a déjà bien entamé la chambre et que la cuisine va vite être dans le même état, il ne faudrait pas voir s'il y a quelqu'un d'autre dans la maison.». J'avais encore des vapeurs de la veille et il me semblait que les pâtes ne cuisaient pas. Pour quelle raison ? Aucune idée et rien à faire. Je ne pensais qu'à une chose : détruire ce charmant foyer qui paraissait avoir été habité par des gens heureux autrefois.
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Flore E. Breckenridge

Messages : 41
Date d'inscription : 08/09/2011


MessageSujet: Re: Tequila Sunrise & location prohibée.   Sam 10 Sep - 23:03


« J'aurais pu y aller si je n'avais pas eu une marmotte sur le ventre. Tu n'as rien de la princesse modèle non plus, tu mangerais n'importe quoi et dormirais n'importe où sans moi ! » s'empressa-t-il de me rétorquer en refermant la fenêtre derrière lui. Il marquait un point ! Celle-là, je ne l'avais pas volé. En même temps, ce n'est pas comme si nous ne passions pas notre temps à nous taquiner, pas vrai ? D'ailleurs et maintenant que j'y repensais, je crois bien que le poids de ces lourdes années de séparation n'avait strictement rien changé à notre complicité. Comme quoi, tout le mal que mon paternel c'était donné pour nous séparer n'avait pas été suffisant, comme quoi son stratagème dégueulasse n'avait pas fonctionné. Justin, mauvais pour moi ? J'avais cru rêver la première fois que le vieux l'avait prononcé à haute voix et pourtant, il y croyait dur comme fer à l'époque. Il aurait même tout fait pour m'en persuader. Alors forcément, lorsque l'on a cessé de correspondre, lorsque j'ai envoyé ma toute dernière lettre et qu'en retour je n'ai eu aucune réponse, lorsque j'ai compris enfin que Justin m'avait oublié, j'en ai eu le cœur brisé. J'étais jeune et naïve à l'époque, forcément mon vil géniteur en a profité, fanfaronnant comme un coq en disant qu'il m'avait bien prévenu, que j'aurai mieux fait de l'écouter; enfonçant un peu plus le couteau dans la plaie. Moi, je me contentais alors d'encaisser, sans rien dire; bien que je me souvienne avoir beaucoup pleuré. Finalement, je crois qu'il aura tout fait pour me faire oublier Justin, tout fait pour que je le déteste, tout fait pour le rayer de ma vie; force est d'avouer que rien de tout ce qu'il a pu entreprendre par le passé n'aura fonctionné. Si ses réactions m'intéressaient encore aux jours actuels, si je ressentais encore un semblant de sentiments à son égard, ne serait-ce que de la haine, je pense que je paraderai fièrement devant lui, au bras de Justin. Je pense que je clamerai haut et fort que finalement il n'avait pas réussi. Je pense que je me délecterai de voir son visage se décomposer tandis que je lui avouerai ne m'être jamais sentie aussi en vie qu'avec mon meilleur ami; je lui dirai toutes les choses illégales que nous avons pu faire ensemble, je lui balancerai avec un dédain sans fin que sa petite fille était devenue grande et que ce métisse qu'il déteste tant n'avait de cesse de poser ses mains sur sa peau brûlante; je lui dirai comme à nos heures perdues, nous étions tendre. Si je ressentais pour mon père plus que de l'indifférence, tout serait dit depuis bien longtemps. Mais nous ne nous accordions plus une grande importance, à présent. Il signait les chèques, me logeait les rares fois où je daignais rentrer, en contre partie, je tentais tant bien que mal de réussir mon année; de briller. Finalement, Monsieur Breckenridge ne représentait à mes yeux aujourd'hui rien de plus qu'un vulgaire compte en banque. [...]

« Premier arrivé, premier servi, je te préviens. » Hurlant tout en dévalant les escaliers quatre à quatre, Justin me sortit de mes pensées, m'invitant à le suivre. D'emblée, je reprenais mes esprits et entrepris de le poursuivre bel et bien décidée à gagner cette course de rapidité improvisée. Malheureusement Blackson avait plus d'une longueur d'avance et atteignit bien évidemment la cuisine le premier. Ce qui m'agaça partiellement, je devais bien l'avouer. J'étais mauvaise perdante, ce n'était pas une nouveauté ! Le rejoignant finalement, j'ajoutai boudeuse « De toute manière, ça ne compte pas ! Tu es partie bien avant moi ce qui implique que tu as triché ! Ce n'est pas juste ! Aussi et à partir de maintenant, j'ai décidé de te détester, telle sera ta pénitence ! » concluais-je en croisant mes bras sur mon torse comme une enfant. Éludant totalement ma remarque, ou feignant de le faire juste pour m'agacer, mon affreux meilleur ami - Justin n'était pas réellement affreux - bien au contraire - c'était la colère du moment qui parlait - entreprit de fouiner dans les placards d'où il sortit un paquet de pâtes, a priori comestibles. Grâce au ciel, mon estomac commençait sérieusement à crier famine ! « Regarde Flore, elles n'ont pas l'air mauvaise ! ». M'enlisant dans ma bêtise, je refusai de lui répondre, la tête baissée et feignant de l'ignorer. Ça lui apprendra tiens, à tricher ! pensais-je tandis que je tentais tant bien que mal de garder mon sérieux; bien que cela fusse insoutenable. Je n'étais pas de nature boudeuse, plus encore je restais difficilement silencieuse alors quand il s'agissait de me taire en compagnie de Justin...Bref ! Quiconque l'aurait compris, on était pas loin de la mission impossible. [...] M'attrapant subitement par les hanches et me tirant vers lui, Justin mit pourtant fin à ma bouderie, m'arrachant dans le même temps un léger sourire. « Si tu penses que m'attirer vers toi en me faisant je ne sais quelle proposition, alléchante certes, mais là n'est pas la question. Bref, si tu penses que cela va suffire à ton pardon, tu te trompes très cher. Il va falloir être bien plus créatif et... Oh et puis zut ! Dis-moi tout vilain garçon ! Quel affreux sort réserve tu à ce charmant cocon ? ». Bien sûr j'avais déjà ma petite idée sur la question, mais je me plaisais à le laisser croire qu'il pourrait donner son opinion, ou décider du déroulement des "opérations". Même si au fond, j'allais finir par prendre le contrôle. Ce n'était qu'une question de temps. Le secret étant ce que appelait communément le pouvoir de la séduction.
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