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 Look at me, I'll never be your son anymore Ϟ ONE SHOT.

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Andrea S. Leroy-Duchesne

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Date d'inscription : 31/08/2011


MessageSujet: Look at me, I'll never be your son anymore Ϟ ONE SHOT.   Mer 7 Sep - 17:56

Quatre jours. Cela fait quatre jours que je suis là maintenant, du moins, je le crois. J’ai vu Tris rapidement, deux fois. Plus le temps passe, plus la situation devient pénible à supporter. Les journées sont vides de sens, la plupart du temps je ne me rends même pas compte de l’heure qu’il peut être. Je suis autorisé à me promener une demie heure dans le jardin du centre, et ensuite je m’entretiens avec un psy pendant de longues heures, au cours desquelles il m’explique à quel point je vais mal et à quel point je suis malade. Je sors épuisé de ces séances de lutte et regagne ma chambre, shooté de nouveaux aux médicaments, plongeant dans un sommeil lourd, agité, sans rêves.
Je suis installé sur mon lit, un bouquin que je ne lis pas à la main. Tris me manque, la musique me manque. Pouvoir faire ce que je veux de moi me manque aussi. La porte se déverrouille dans mon dos, et je sursaute, sentant l’excitation grimper en moi à vitesse grand V. Je lâche le livre, me lève. Ma tête tourne, mais je dois rester debout, bien que déjà shooté. Tris, Tris est là, il est revenu.

Henri. Mon père me fait face, et mon cœur se brise. Je recule dans un coin de la pièce, tandis qu’il entre et qu’on verrouille de nouveau derrière lui. « Bonsoir Andrea. » Bonsoir ? Je note cette information dans un coin de mon cerveau, ne pas connaitre l’heure exacte est une torture. Je ne réponds pas, figé dans une torpeur et une frayeur toute nouvelle. « Tu n’es pas obligé de me saluer. Je comprends. La maladie gagne encore. Mais tout ça va s’arranger, je te le promets. » Je déglutis avec difficulté, ouvre la bouche pour protester, sans succès. Il marche vers moi, prend mon bras et me force à sortir de mon coin. « De toute évidence tu es sous le choc. Mais tout ça est pour ton bien, mon fils, je te le promets. Tu vas en finir avec toute cette histoire, et nous aussi. » Il hoche la tête, pose sa veste. Je m’assois sur le lit. « Je suis allé voir ton cousin. » Je me braque. Mon cœur s’accélère. Sait-il que Tristan est à Paris ? Sait-il seulement qu’il tente de m’aider en ce moment ? « A Oxford. Il m’a avoué qu’il jouait avec toi, qu’il était responsable de cette histoire. » Je secoue la tête. « C’est impossible. » Sa main se pose sur mon épaule, mais je bouge pour la chasser. « Il n’a pas dit ça. Il m’aime. Et je l’aime. Ca n’est pas quelque chose dont on peut guérir. » Il recule, rougit un peu, l’agacement sans doute. « Cesse ces bêtises. Un homme n’est capable d’amour que pour une femme. Et surement pas une femme de sa famille. » Je grimace. Ainsi, le fait que j’aime un homme et sans doute plus choquant que le fait qu’il soit mon cousin. Je me lève, mais ma tête tourne de plus en plus. « Je ne vais guérir de rien ici. Ca ne changera rien. Même si je sors idiot et épuisé d’ici, je l’aimerai toujours. Je l’ai toujours aimé, depuis des années, et ça ne changera jamais. » Sa main fait un atterrissage violent contre ma joue, et je manque de tomber à la renverse, me rattrape sur la bordure en fer du lit. « Ne laisse pas la maladie parler, Andrea. » « Je ne suis pas malade. Pas comme ça. » « Peut être que je devrais réduire tes visites à zéro. Peut être que tu es dangereux pour toi-même. » De quoi parle-t-il ? « Je vais sortir. Et quand je sortirais, je partirais. Pour toujours. » Nouvelle gifle. Il semble tellement en colère qu’il pourrait exploser, mais quel genre cela lui donnerait-il, de devoir appeler un médecin à l’aide pour son fils par ses soins tabassé ? « Qui te reste-t-il, Andrea ? Ta mère ? Ca fait bien longtemps qu’elle ne résiste plus. Elle n’est même pas capable de choisir entre deux couleurs de rideaux sans moi, qu’est-ce qui te fait penser qu’elle pourra t’être d’une aide quelconque ? Tu es seul. Et tant que tu es seul, tu ne pourras pas sortir d’ici. » « Je suis moins seul que toi. » Je recule cette fois, mais il ne fait aucun geste d’hostilité quelconque. « Je vais m’en aller. Je reviendrai dans quelques jours, en espérant que tu sois mieux disposé. N’oublie pas que je suis devenu ton tuteur légal. Sans moi, tu n’as aucune chance de sortir. » On verra. On verra. Je le déteste tellement que j’ai mal partout. Il reprend doucement sa veste, la remet sur ses épaules, et quitte la pièce en ayant frappé au préalable pour qu’on vienne lui ouvrir. Je reste debout pendant de longues minutes, face à la porte. Finalement, je me réfugie dans un coin de la pièce, m’assois par terre et ferme les yeux pour chasser les images de la scène qui vient de se produire.

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