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 I will take you down Ϟ TRISTAN

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Henri A. Leroy-Duchesne

Messages : 3
Date d'inscription : 04/09/2011


MessageSujet: I will take you down Ϟ TRISTAN   Lun 5 Sep - 0:17

Je suis calme. Je n’ai jamais été aussi calme de toute ma vie. Devant la porte de l’appartement de ceux qui sont censés être mes neveux et nièces, je suis tellement calme que c’en est presque déstabilisant. Mon bras se lève, dans un geste démesurément lent, jusqu’à la porte. Le concierge entrait au moment où je suis arrivé, une chance. Faure ? m’a-t-il dit. Oui, bien sûr, au quatrième. Bien sûr. Bien sûr. Je frappe trois coups secs et maitrisés.

L’enquête a commencé à Cannes. Je savais que cet idiot de gamin Faure n’était pas une bonne fréquentation. Bien que je n’ai jamais voulu le concéder, son départ, déjà, avait déprimé Andrea. Charlotte n’a rien vu, bien entendu. Charlotte vit dans un monde bordé de sucre et de perfection. Charlotte… Ces deux idiots, dans la piscine, a six heures du matin, et ce pervers, cet immonde pervers sans chemise, si près de mon fils. Mon fils. C’est impossible. Impossible. Ca ne peut pas être vrai. Et pourtant, il faut s’entourer des bonnes personnes. Mon fils a vu un psy, et je l’ai découvert en fouillant sa chambre, retournant méticuleusement tous les meubles, enlevant tous les papiers, fouillant les relevés de comptes, les factures de téléphone, les déplacements. Les murs facebook, et maintenant. Mon fils est devenu un immonde pervers lui aussi, comme ce gamin perdu qui ne devrait pas être lié à ma famille. Bien sûr, oui, le fait que mon fils soit gay est déjà tout à fait impossible. Il doit être drogué, drogué par cet idiot. Heureusement, j’ai retrouvé le psy. Pour 500 000€, il n’en avait plus grand-chose à faire, du secret professionnel. Heureusement, un peu plus tôt dans la journée, mon cher fils a dû recevoir une visite impromptue de son ancien psy et de deux accompagnateurs. Heureusement, je vais veiller à ce qu’il guérisse, en France. Charlotte était effondrée quand elle a su. Peut importe la maladie prétendue, je sais qu’il est malade, malade d’un vice qu’on lui a imputé ici même. Et que je vais lui enlever. Mon fils aura une femme, des enfants, et ne remettra plus jamais les pieds ici. Je le jure devant Dieu.

Fort heureusement, c’est bien le concerné qui ouvre la porte. Je m’arme d’un sourire implacable, il est temps de renvoyer ce vaux rien d’où il vient. « Bonsoir Tristan. » Je refais les boutons de ma veste, enlève la poussière qui pourrait éventuellement en occuper les manches. « Tu permets ? » Je n’attends pas de réponse, entre plutôt. Il referme la porte derrière moi, visiblement, l’effet de surprise est tel que je le désirais. Je retire ma veste et la pose sur l’accoudoir. « Je boirais bien quelque chose. Un truc fort. » Je hoche la tête, souriant légèrement, luttant contre l’envie de lui crier ma victoire sur son petit manège dès l’instant. Toujours aucun mot ne sort de sa bouche, il a l’obligeance de me servir un whisky. Je vois une gorgée, avant de remercier, évidemment la qualité est moindre. « Merci. Ta mère devrait t’enseigner comment un choisit un bon whisky. » Je hoche la tête, passe en revu ce que je peux apercevoir de l’appartement. Je marque une pause, avale une seconde gorgée. « Ta mère aurait sans doute dû t’informer aussi qu’il n’est pas correct d’avoir des relations sexuelles ou non d’ailleurs avec un membre de sa famille. » Je me fiche qu’il soit, pour sa part, attiré par les hommes, je veux juste qu’il lâche mon fils. « Dans ce cas ma mère est autant à blâmer que vous. Ce qu'on ressent l'un pour l'autre est partagé. » Enfin, une réaction. Entendre sa voix déclenche une vague d’irritation que je ne peux pas contrôler. Je pose mon verre sur un meuble à côté de moi dans un claquement fort, puis m’approche, menaçant, très près. « J’ignore ce que tu as fait à mon fils, mais je ne peux pas croire qu’il soit capable d’une telle immondice de son propre chef. » Je secoue la tête, recule, puis reprend possession de mon verre. « Quoi qu’il en soit, ça n’a plus vraiment d’importance. Tout ça cesse, immédiatement. » J’avale de nouveau une gorgée, laissant l’annonce vers son effet. « Ca ne cessera pas. C'est trop tard. » Evidemment, je jubile. Son incompréhension est exactement la réaction que j’attendais de lui. Tout ça se termine, il va le comprendre très rapidement. « Trop tard ? Tu ne comprends pas. » Je termine mon verre cul-sec, et souris un peu, fortement amusé par le retournement de situation. Découvrir la vérité était horrible, ce n’est qu’un juste retour des choses à présent. « Il n’est jamais trop tard quand je m’en mêle, Tristan, tu devrais savoir ça. Si tu es si proche d’Andrea que tu sembles l’être, tu sais, alors, que je ne laisse jamais les choses quand elles ne me plaisent pas. » Je secoue la tête, ça non. « Depuis quelle heure exactement n’as-tu plus de nouvelles de ton cousin ? » Je souris, tapote sur ma montre d’un air fortement satisfait. Enfin, il réagit, enfin ce qui devait arriver arrive. Mon dos rencontre la porte, ce gamin vient de laisser échapper la colère, et sans doute l’angoisse qui le prennent à la gorge. Qu’à cela ne tienne, il sait, au moins, ce que ça fait. Je me dégage de sa prise d’un geste sec, violent, dédaigneux. Garder le contrôle, surtout, je dois garder le contrôle. Si je touche Tristan, les représailles seront trop importantes. Je ne suis là que pour l’avertir, il a perdu. L’anéantir. « Un peu de maitrise, voyons, avec ton vieil oncle. » Je respire, reprend contenance. Les émotions ne prendront pas le dessus. « Andrea est rentré en France, à présent. Avec le Docteur Durand. Ca te dit quelque chose, ce nom ? » Je hausse un sourcil curieux, sourire toujours accroché aux lèvres. « Ce bon vieux Docteur sait lui, qu’Andrea est malade. Il le sait qu’une fois guéri, il aura honte de ce qu’il a fait. » Je hoche la tête, convaincu par ce que je dis. « Alors je vais redonner la raison à mon fils. La guérison et la raison. » Je souris de plus belle. « Ca ne changera rien. » Il perd le contrôle, je le sais, je le sens. Sa main s’envole et se loge directement dans mon nez. « Allez-vous en en ! » Je respire un peu, la main sur mon nez en sang, pour reprendre contenance. Je lâche le verre qui s’écrase par terre, si j’avais pu lui envoyer dans la figure, je l’aurais fait. « Tu ne pourras rien faire contre ses traitements. Je suis navré pour toi. » Je sors dans un sourire théâtral, je n’ai plus qu’à regagner, à mon tour, la France, et à régler le problème une bonne fois pour toute.


Dernière édition par Henri A. Leroy-Duchesne le Lun 5 Sep - 3:19, édité 1 fois
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Tristan Warren Faure

Messages : 20
Date d'inscription : 31/08/2011


MessageSujet: Re: I will take you down Ϟ TRISTAN   Lun 5 Sep - 2:01

Calé devant un épisode de Glee avec Laureline, je me laisse distraire par la vie amoureuse de Rachel, en prenant prenant presque plaisir à la chose. Je me sers un café et envoie un sms à Andrea, auquel je ne reçois pas de réponse. Je soupire et pose mon téléphone plus loin, alors que ma soirée DVD s'avère interrompue par quelques coups répétés contre la porte. « Sans doute Léandre, je me lève, te dérange pas. » Je souris à ma soeur et sautille jusqu'à l'entrée. J'ouvre la porte d'assez bonne humeur, avant de faire face à mon oncle. Une vague d'angoisse me saisit soudain, sa visite est forcément liée à une très mauvaise nouvelle. Mon coeur se serre alors que j'imagine déjà le pire. Andrea. Quelque chose lui est arrivé, je ne veux pas entendre une telle chose. « Bonsoir Tristan. Tu permets? » Il n'attend même pas ma réponse et entre. Je n'ose dire un mot, ni même poser la question qui me brûle les lèvres. Je me contente de fermer la porte.

« Je boirais bien quelque chose. Un truc fort. » Je commence à terriblement m'inquiéter, deux options peuvent expliquer sa présence, je préfère encore qu'il s'agisse de celle où il est au courant de notre relation. L'attente devient insoutenable, j'ai peur de craquer avant qu'il ne commence à parler. Je lui sert un verre de whisky, bien au courant de ses habitudes en ce qui concerne l'alcool.

« Merci. Ta mère devrait t’enseigner comment un choisit un bon whisky. » Je lui adresse un vague sourire désolé et pensé, trop inquiet pour faire preuve d'insolence. La suite de ses propos me déclenche une douche froide. « Ta mère aurait sans doute dû t’informer aussi qu’il n’est pas correct d’avoir des relations sexuelles ou non d’ailleurs avec un membre de sa famille. » Partagé entre soulagement et crainte, je ne réponds plus de ce que je ressens. Qu'est-ce que sa présence ici signifie? On ne pourra jamais rompre. « Dans ce cas ma mère est autant à blâmer que vous. Ce qu'on ressent l'un pour l'autre est partagé. » Je me tais, lève les yeux vers lui.

« J’ignore ce que tu as fait à mon fils, mais je ne peux pas croire qu’il soit capable d’une telle immondice de son propre chef. » La vérité est pourtant ce qu'elle est et aucun de nous deux ne pourrait la changer ce soir. Je continue de le fixer sans ciller. Il s'approche, menaçant, je ne bouge pourtant pas. Il recule, prend à nouveau possession de son verre « Quoi qu’il en soit, ça n’a plus vraiment d’importance. Tout ça cesse, immédiatement. » Ce qu'il me demande est impossible. « Ca ne cessera pas. » Je suis véritablement désolé et résigné mais tout ce qu'il me dira ne saurait me faire lâcher prise, j'en suis incapable « C'est trop tard. »

« Trop tard ? Tu ne comprends pas. Il n’est jamais trop tard quand je m’en mêle, Tristan, tu devrais savoir ça. Si tu es si proche d’Andrea que tu sembles l’être, tu sais, alors, que je ne laisse jamais les choses quand elles ne me plaisent pas. » Son visage offre un sourire terrible, calme, trop calme. Je sens l'angoisse monter d'un cran à chacune des phrases qu'il ajoute. Rien de ce que je dis en semble l'atteindre, comme si un état psychotique avancé retenait les signes de colère intense qu'il devrait ressentir, là, tout de suite. Il termine le contenu de son verre puis par la pire chose qu'il aurait pu me dire « Depuis quelle heure exactement n’as-tu plus de nouvelles de ton cousin ? » Non. Cela n'a pas pu se produire, non. Une vague de souffrance terrible m'envahit cette fois ci. Mon coeur et mes muscles réagissent vivement, je me saisis de son col et le projette violemment contre la porte. « Qu'est-ce que vous lui avez fait? »

« Un peu de maitrise, voyons, avec ton vieil oncle. Andrea est rentré en France, à présent. Avec le Docteur Durand. Ca te dit quelque chose, ce nom ? Ce bon vieux Docteur sait lui, qu’Andrea est malade. Il le sait qu’une fois guéri, il aura honte de ce qu’il a fait. Alors je vais redonner la raison à mon fils. La guérison et la raison. » Mes muscles se détendent une minute mais mon coeur se serre à nouveau. J'ai envie de lui cracher au visage. Je sais que je n'y arriverai pas sans Andrea, ce psychopathe le sait aussi « Ca ne changera rien. » Tout s'effondre autour de moi, je dois le mettre à la porte, maintenant. Ne parvenant pas à retenir mon poing, je lui administre en plein visage. Je hurle. « Allez vous en ! »

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Léandre T. Von Brezen

Messages : 12
Date d'inscription : 29/08/2011


MessageSujet: Re: I will take you down Ϟ TRISTAN   Lun 5 Sep - 3:21

Il est neuf heures, je suis invité à rejoindre Laureline en ce début de soirée tranquille. Je me gare devant l’immeuble des Faure avec une habitude qui frôle presque la perfection, et sors les clés de la porte pour ouvrir. Je parcoure le hall à pas rapides, et tombe nez à nez avec un homme qui semble à la fois énervé et mal en point. Il saigne, et oh… mon dieu. Je plisse les yeux, guette son regard pour voir s’il a réalisé. Je me demande pourquoi Henri Leroy-Duchesne est dans le hall de l’appartement de Tristan et Laureline, le nez en sang. Je dévie un peu, le salut d’un rapide ‘bonsoir’ et m’éloigne rapidement sans demander de reste. Pas le temps d’attendre l’ascenseur, je monte les marches de l’escalier quatre à quatre. La porte d’entrée de l’appartement est ouverte, je la pousse doucement, et tombe sur Tris, avachi dans l’entrée, l’air visiblement complètement désorienté. « Qu’est-ce que… » Je grimace, le sang d’Henri provient donc du poing gauche de mon ami. « Henri… ? » je demande doucement, effrayé par la perspective de ce que je vais entendre. Il ne répond pas, est assis par terre, secoué de sanglots. Je laisse tomber mon sac et ce que j’ai dans les mains, raccroche son téléphone portable qui continue d’enregistrer un message sur la boite de messagerie d’Andrea. Je pose ma main sur son épaule, accroupi à sa hauteur. « Tris, j’ai besoin que tu me regardes et que tu respires. » Je fronce le nez, je ne cède pas à la panique. « Tristan, il faut que tu me racontes ce qu’il se passe maintenant… » Mon autre main se place sur son épaule libre, je fais un peu pression pour le sortir de sa léthargie. « Il l'a fait interner, il est retourné en France, c'est fini. » Je secoue la tête, luttant contre les signes d’effroi qui menacent de me faire perdre mon calme, et je crois que Tristan a besoin de mon calme pour l’instant. Je l’aide à se relever. « Il ne peut pas le faire interner et le garder là-bas. Il est majeur et… Andrea n’est pas malade, de toute façon. Ils ne peuvent pas le garder là-bas si tout va bien. » Je secoue la tête, c’est impossible.
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Tristan Warren Faure

Messages : 20
Date d'inscription : 31/08/2011


MessageSujet: Re: I will take you down Ϟ TRISTAN   Lun 5 Sep - 3:27

Je pleure, mes nerfs lâchent, je m'effondre sur le sol. C'est un cauchemar, je vais me réveiller, rien de tout cela n'est vrai. Je vais l'appeler, il décrochera, nous parlerons, il raccrochera, me rejoindra. Je resterai dans ses bras, lui me sourira. Tremblant, je me saisis de mon téléphone portable, compose le numéro, je dois savoir. Sa messagerie se déclenche automatiquement, notre lien est rompu. C'est peut-être réellement fini. Ma souffrance a raison de toutes mes facultés d'expression. Laureline est toujours dans ma chambre à m'attendre devant Glee, je ne remarque même pas que Léandre est à présent face à moi. « Qu’est-ce que… Henri… ? »

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