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 let's have some fun ♦ Carolyn

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Lysander Tybalt Murray

Messages : 4
Date d'inscription : 05/03/2011


MessageSujet: let's have some fun ♦ Carolyn   Ven 2 Sep - 3:19

Oxford, il faut croire, que j'ai de plus en plus de raisons de m'y rendre aussi souvent, un comble pour un membre du Judging Cambridge Club cela va sans dire, mais je ne préfère pas m'attarder sur les raisons de ma visite ici, personne ne doit savoir. L'architecture est recherchée, il faut l'admettre, mais je ne suis pas venu ici en touriste. Je tiens à prendre un verre, pour ensuite rejoindre le Feathers, un air de Cambridge dans cette ville vulgaire, c'est tout ce que je peux souhaiter de meilleur à Oxford. On m'indique le Carling, il me semble en avoir entendu parler, en jaugeant les exploits de mes camardes et notamment de Terence Hepburn qui pour le coup m'a pas mal déçu. Que dire également de la prestation de Tara Dayris sur Stayin Alive, si ce n'est qu'on a du envoyer du fric aux troublemakers pour qu'il fassent disparaître la vidéo de leur charmant petit site internet. Lorsque j'entre dans le bar, les regards se tournent instinctivement vers moi, et non pas parce que je suis l'un des fondateurs du Judging Cambridge Club, mais bien parce qu'il s'avère que j'ai fêté dignement mon retour de France en remportant la compétition du festival de cet été avec mon groupe, et débuté l'enregistrement d'un disque qui devrait sortir dans le courant de l'année. Oh mais... Une crinière brune, un air supérieur, un parfum de scandale, je ne pouvais pas mieux tomber. Je m'approche un air particulièrement sarcastique collé au visage, rentabilisons donc la visite. « Carolyn Stowe, candidate sulfureuse du festival de rock de cet été, prestation plus que médiocre aussi bien au niveau vocal, que musical, les gens disent que tu as forcé ton petit ami à répéter la chanson vingt quatre heures sur vingt quatre, et que tu t'es donné ridiculement en spectacle en le menaçant de l'assommer avec un micro. J'ai pas vu la scène j'étais dans les coulisses à me préparer, mais comme une grande partie de l'Angleterre, j'ai vu les vidéos sur le net. » Je m'assois à côté d'elle et commande un verre. Je me tourne à nouveau vers elle, et lui adresse un sourire.

« A qui ai-je l'honneur ? » « Lysander, leader du groupe qui de toute façon t'aurait écrasée même au sommet de ta forme. Enchanté de faire enfin ta connaissance ! » Je lui souris, elle n'a pas vraiment l'air d'apprécier la chose. Si j'en ai quelque chose à faire ? Absolument pas. « Ah oui ? Jamais entendu parler, désolée. » quelle mauvaise fois. Mon sourire s'accentue. « Si je ne te connais pas, je suppose que tu es de Cambridge. Qu'est-ce que tu viens faire ici ? » Je lui désigne mon verre d'un air impérieux avant d'en boire une gorgée, pour enfin répondre.
« La première place du concours de cet été, n'égale pas en popularité, tes crises existentialistes sur scènes, pardonne moi. » Je lui fais une courbette exagérée, tandis qu'une gamine ne pouvant décidément plus se contenir m'interpelle pour un autographe. Je signe et elle repart, les joues roses. « Quoi que. » Nouveau sourire, je décide de répondre enfin à sa question. « Cambridge effectivement Tu es plus maligne que tu en as l'air, je suppose que c'est un compliment. » La réplique fuse, c'est qu'elle est violente en plus. « Vous n'avez pas de bar à Cambridge ? Pourquoi venir ici ? » La réponse ne la regarde pas, mais je sais éluder quand il le faut, l'ironie et le cynisme me caractérisant étant de précieux outils dans cet art. Je me contente de hausser les épaules avec naturel. « De très bons, mais j'avais envie de découvrir le célèbre Carling ou vous avez drogué sans conteste une partie de mes pairs avant de les filmer et de les mettre en ligne sur un blog d'un intérêt plus que discutable. Tu devrais finir ton verre, tu m'as l'air nerveuse. » « Si tes amis ne sont pas capables d'assumer leurs actes lorsqu'ils boivent un peu d'alcool, ils ne devraient pas venir chez nous. Surtout si c'est pour nous accuser de les droguer par la suite. » Je lève les yeux au ciel, en me disant qu'Oxford ne changera décidément jamais, cette fille en est l'illustration parfaite. Je bois une nouvelle gorgée. « Tu n'as pas envie de nous montrer tes super talents Cambridge ? » Trop cliché, sans doute une fan de glee croyant qu'engendrer un duo pourrait nous rapprocher suffisamment pour débuter une idylle pleine de drama entre deux universités adverse. Trop peu pour moi, et sans rémunération, il ne faut pas l'envisager. « Pourquoi faire ça gratuitement quand des gens peuvent me payer pour le faire ? Et puis imagine un peu, toi me rejoignant sur un refrain dont tu connaitrais tragiquement les paroles, me faisant rater ma prestation en chantant faux, ce serait terriblement humiliant, et bien trop risqué. Je n'ai pas suffisamment confiance, mais je peux te payer un autre verre, tu restes agréable à regarder. » Je lui adresse un sourire bienveillant qui ne l'est pas tant que ça alors qu'elle répond déjà irritée en faisant mine d'avoir oublié mon prénom. « « Je ne comptais pas chanter avec toi L... Tu es aussi ignoble avec tous tes amis ? Comment est-ce qu'ils arrivent à te supporter ? C'est pas possible d'être aussi mauvais sans raison.» Bien sur qu'elle comptait chanter avec moi. N'importe quel spécimen de son acabit avec un semblant d'égo aurait voulu se rattraper après une performance aussi minable. « Je viens de sous entendre que tu étais canon, ça ne te fait pas plaisir ? » voix doucereuse, nouveau sourire, je vais très probablement souffrir de la mâchoire assez vite. Je commande un second verre. « Ton compliment me ravit au plus au point. Non mais c'est vrai, c'est pas comme si c'était évident que je suis canon. » Elle me concocte un petit cinéma avec ses cheveux digne d'une pub pour l'Oréal. Je voudrais te rendre la pareil mais rien ne me vient à l'esprit. Qu'est-ce qu'il y a de bien chez toi ? Quoique ce soit en tous cas, ça ne se voit pas au premier abord. » Paroles vaines, elle tente de me vexer sans doute, chose contrastant avec le rougissement de ses joues. Je ne sais pas moi même pourquoi je reste, sa répartie n'est pas forcément meilleure que ses prouesse vocales de cet été. « Il faut entretenir le mystère, on aime beaucoup plus quand on a détesté avant, j'ai lu ça dans un bouquin de psycho, peut être qu'un jour j'aimerai t'entendre chanter qui sait ! » Petit rire ironique, je bois une gorgée de mon verre. Et elle me gifle. Je ne sais pas pourquoi, je m'y attendais. Amusé je tourne la tête vers elle en riant. « Ca va mieux ? Aussi impulsive que les gens le disent on dirait. Mais je ne concède rien sous la violence Stowe. Je n'ai malheureusement pas changé d'avis. » Je ricane un peu alors qu'elle s'énerve doublement.« Qu'est-ce que tu me veux en fait ? » pas grand chose je dois l'avouer, si ce n'est une distraction pour la soirée. « Juste faire ta connaissance, ne prend pas ma sincérité pour une attaque, j'ai pensé que ca pourrait t'aider...à changer de voie notamment. » Jeu de mots tout à fait volontaire.

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Dernière édition par Lysander T. Murray le Ven 2 Sep - 11:43, édité 2 fois
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F. Carolyn Stowe

Messages : 37
Date d'inscription : 31/08/2011


MessageSujet: Re: let's have some fun ♦ Carolyn   Ven 2 Sep - 3:20

Deux jours. Ca fait deux jours que je suis rentrée avec plaisir à Oxford. Je commençais sérieusement à avoir le mal du pays, passer cinq jours chez moi en plus d'un mois -sans compter ma petite escapade avec Tristan- est vraiment trop peu. Heureusement que je suis de retour. Après une première soirée avec Lemon et deux jours à récupérer de mon voyage, me voilà dans un taxi direction the place to be : le Carling. Pomponnée, maquillée et coiffée comme pour un premier rendez-vous je pénètre dans l'établissement avec la tête de celle de celle qui est venue, qui a vu et qui a vaincu. Regards amicaux et sourires m'accompagnent alors que je prends place sur un des tabourets face à la salle et adossée au bar. La serveuse pose un whisky à ma droite sans même que je n'ai eu besoin de le demander. Les jambes soigneusement croisées pour que ma robe courte ne dévoile que mes cuisses et rien d'autre, je pose sur les clients un regard attendri et paternel.

Brusquement les têtes se tournent. Un courant d'air significatif me signale que quelqu'un entre. Ce quelqu'un s'approche d'ailleurs de moi « Carolyn Stowe, candidate sulfureuse du festival de rock de cet été, prestation plus que médiocre aussi bien au niveau vocal, que musical, les gens disent que tu as forcé ton petit ami à répéter la chanson vingt quatre heures sur vingt quatre, et que tu t'es donné ridiculement en spectacle en le menaçant de l'assommer avec un micro. J'ai pas vu la scène j'étais dans les coulisses à me préparer, mais comme une grande partie de l'Angleterre, j'ai vu les vidéos sur le net. » Je jette vers lui un regard outré mais les paroles acides que je m'apprêtais à lui lancer en pleine face se bloque dans ma gorge. Oh non pas lui. « Pitié... » Je grogne et lâche avec condescendance « A qui ai-je l'honneur ? » Il prend le temps de commander un verre avant de répondre « Lysander, leader du groupe qui de toute façon t'aurait écrasée même au sommet de ta forme. Enchanté de faire enfin ta connaissance ! » Je manque de chuter de mon tabouret en me tournant vers lui. Pardon ?! Je darde sur lui un regard plein de colère et ouvre la bouche pour l'ensevelir sous une avalanche d'insultes, puis me reprends. « Ah oui ? Jamais entendu parler, désolée. » Je bois une gorgée et souffle doucement. « Si je ne te connais pas, je suppose que tu es de Cambridge. Qu'est-ce que tu viens faire ici ? » Façon polie de lui faire comprendre qu'il n'est pas à sa place chez moi. « La première place du concours de cet été, n'égale pas en popularité, tes crises existentialistes sur scènes, pardonne moi. » Je suis sur le point d'être extrêmement vulgaire, ma main tremble et serre mon verre à l'en briser. Une petite pisseuse vient lui demander un autographe, je lui lance un regard noir et renifle dédaigneusement. « Quoi que. » Je siffle la fin de mon verre et fais signe à la barmaid de me resservir. Il va me falloir du soutien pour supporter son sourire. « Cambridge effectivement. Tu es plus maligne que tu en as l'air, je suppose que c'est un compliment. » S'il savait... Il me montre son verre, je fronce les sourcils. « Vous n'avez pas de bar à Cambridge ? Pourquoi venir ici ? » Mon ton est clairement hostile, sa présence ici me dérange au plus haut point. Il hausse les épaules comme si de rien n'était. « De très bons, mais j'avais envie de découvrir le célèbre Carling ou vous avez drogué sans conteste une partie de mes pairs avant de les filmer et de les mettre en ligne sur un blog d'un intérêt plus que discutable. Tu devrais finir ton verre, tu m'as l'air nerveuse. » C'est sur ta tête qu'il va finir mon verre. « Si tes amis ne sont pas capables d'assumer leurs actes lorsqu'ils boivent un peu d'alcool, ils ne devraient pas venir chez nous. Surtout si c'est pour nous accuser de les droguer par la suite. » Je lui souris et montre la scène d'un mouvement de tête. « Tu n'as pas envie de nous montrer tes super talents Cambridge ? » La vérité est que j'ai besoin d'air, qu'il s'éloigne un peu. Je n'ai frappé personne depuis Tristan et je voudrais que ça continue. Il soupire, je crains que ma résolution ne dure pas longtemps.

Comme pour confirmer mes soupçons, il se lance dans une tirade interminable et terriblement agaçante, pour ne pas être vulgaire. « Pourquoi faire ça gratuitement quand des gens peuvent me payer pour le faire ? Et puis imagine un peu, toi me rejoignant sur un refrain dont tu connaitrais tragiquement les paroles, me faisant rater ma prestation en chantant faux, ce serait terriblement humiliant, et bien trop risqué. Je n'ai pas suffisamment confiance, mais je peux te payer un autre verre, tu restes agréable à regarder. » Je grince des dents et bois l'intégralité de mon verre d'une traite, verre qu'on me remplit en suivant. J'ai une sacrée réputation ici... « Je ne comptais pas chanter avec toi L... » L... Quel est son nom déjà ? Je fronce les sourcils et plonge mon regard dans mon verre pensive. Un nom bizarre, avec un i. Ou est-ce un y ? J'ai une excellente mémoire en générale mais là, le blanc complet. Bref, tant pis. Je lève les yeux vers lui et lui souris. « Tu es aussi ignoble avec tous tes amis ? Comment est-ce qu'ils arrivent à te supporter ? » Je penche la tête sur le côté sans cesser de l'observer. « Y a eu quelque chose de grave dans ta vie ? C'est pas possible d'être aussi mauvais sans raison. » Il me sourit, j'en reste pantoise. Cet homme sait sourire. « Je viens de sous entendre que tu étais canon, ça te fait pas plaisir ? » Mes joues rosissent sous l'effet de l'alcool, je prends une gorgée dans mon verre pour me redonner une contenance et articule « Ton compliment me ravit au plus au point. Non mais c'est vrai, c'est pas comme si c'était évident que je suis canon. » Je rejette mes cheveux en arrière et les secoue pour illustrer mes propos. Je ris doucement avant de poursuivre « Je voudrais te rendre la pareil mais rien ne me vient à l'esprit. Qu'est-ce qu'il y a de bien chez toi ? Quoique ce soit en tous cas, ça ne se voit pas au premier abord. » Il reste impassible, son visage lisse m'agace.

« Il faut entretenir le mystère, on aime beaucoup plus quand on a détesté avant, j'ai lu ça dans un bouquin de psycho, peut être qu'un jour j'aimerai t'entendre chanter qui sait ! » Voilà, je craque. Ma main part toute seule, je jure que je ne voulais pas me donner en spectacle devant le Carling et ses habitués. Je m'étais pourtant promis de ne plus avoir la faiblesse de recourir à mes mains quand mes mots se bloquent dans ma gorge. Mais cet homme quelque soit son prénom est bien trop irritant, et j'ai bien trop bu pour parvenir à user de répartie. Un claquement sec et satisfaisant se fait entendre. Il rit pour une raison que j'ignore, j'esquisse un sourire malgré moi. « Ca va mieux ? Aussi impulsive que les gens le disent on dirait. Mais je ne concède rien sous la violence Stowe. Je n'ai malheureusement pas changé d'avis. » Il ment, les gens ne disent rien. Quel cambridgien irait s'intéresser à mes sautes d'humeur ? Je lui jette un regard noir et lui tourne ostensiblement le dos avec un « Tssss... » dédaigneux. Mes épaules tremblent, des larmes de colère et de frustration me montent aux yeux. Je ne sais absolument pas quoi lui dire, alors j'espère juste qu'il s'en aille et qu'il me laisse me calmer tranquillement. Pourtant, je tape discrètement du poing sur le bar et lui refais face. « Qu'est-ce que tu me veux en fait ? » « Juste faire ta connaissance, ne prend pas ma sincérité pour une attaque, j'ai pensé que ca pourrait t'aider...à changer de voie notamment. » Ma machoire se crispe, je parviens difficilement à sourire et à minauder « Que je me sente agressée ? Oh mais nooon bien sûr que non ! Tes remarques sont tellement constructives et dites avec tellement de tact qu'il est impossible de ne pas les apprécier. » Je cherche de l'aide dans la salle, que quelqu'un vienne me libérer de ce malade, même Lucy serait la bienvenue. Je pourrais également fuir bien sûr, me trouver un autre bar mais je ne donne pas cher de mon état si jamais je choisis de me lever. Qu'on fasse connaissance ? S'il le faut. « Bien, si ça te fait plaisir. Maiiis je ne vais pas tarder à rentrer moi, quelle heure il est ? Onze heures et quart ? Oulala mais il est taaard dis-moi... » Tentative minable de lui faire comprendre que non, vraiment, je n'ai pas envie de faire sa connaissance. Je sors mon portable, me connecte à facebook et hésite. « Euuuh ouais. C'est quoi ton nom déjà ? Ben tiens écris le toi même parce que moi... Voilà comme ça tu pourras faire la connaissance de mon profil, y a tout ce qu'il faut savoir dessus. Bon ben voilà, heureuse de t'avoir rencontré Cambridge. »

Je me lève d'un bond, faisant fi de toutes mes auto-recommandations quant à la position debout. Ma tête tourne, mes jambes se dérobent sous moi, m'entrainant inévitablement dans une chute pathétique. Je m'écrase littéralement sur lui avec un couinement ridicule. « Merde pardon. » Je prends appui sur ses cuisses pour me redresser légèrement et m'accorde un moment pour me ressaisir.

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Attends que mon monde se bâtisse,
ne cherche pas de miracle avant que n'éblouisse mon coeur écarlate.
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