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 You know I want you amarrao aqui ♦ CAROMILLE

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F. Carolyn Stowe

Messages : 37
Date d'inscription : 31/08/2011


MessageSujet: You know I want you amarrao aqui ♦ CAROMILLE    Jeu 1 Sep - 21:09

Je m'éloigne des enceintes avec une grimace et cherche Camille des yeux. Il a sans doute du se faire accoster par un des voisins qui le trouvait trop adorable avec sa bouille d'enfant -je cite. Je virevolte entre les invités, les saluant et remplissant mon rôle d'hôte à la perfection. Mon père est en pleine discussion avec sa femme et un petit groupe d'amis, je n'ose pas aller me mêler à eux. « Freijaaa meu bem pequeno ! » Je sursaute et me retourne. Une grosse femme me sourit largement avant de me prendre dans ses bras. J'étouffe. « Tataaaaarg... » Je me libère avec difficulté et l'écoute m'innonder d'un flot de paroles bien trop rapide pour que j'en saisisse le sens. Je prends un verre de mojito sur le plateau du serveur et fais mine d'écouter ma tante déblatérer sur la chaleur de ce mois de juillet. Mais où est Camille bon sang ?! Ah ! Je l'aperçois enfin de l'autre côté de la piscine. Je bois mon verre d'une traite, en prends deux autres et me précipite vers lui.
« Cam ! Pardon, je vous l'emprunte. Cam oh mon Dieu si tu savais à quel point je déteste ces fêtes de quartier. » « Je reviens dans quelques minutes madame, la façon dont vous avez supprimé le personnage de Créon m’intéresse ! » Il se laisse entrainer un peu plus loin. « Moi j’aime bien. Cette dame, je ne sais pas qui elle est, mais elle veut absolument venir voir mon spectacle, à cinq minutes près je lui signais un autographe. J’espère que tu as une bonne raison pour venir m’arracher au bonheur de la célébrité. » Je lui lance un regard mi-amusé, mi-exaspéré. « C'est Louise Cardoso Camille, elle est plutot connue chez nous. Mais je ne comprends pas comment tu peux préférer sa compagnie à la mienne. » Je souris pour faire passer cette preuve de mauvaise foi pour une marque d'affection. Voilà deux semaines que nous ne nous quittons pas, nous avons donc largement le loisir de profiter de la compagnie de l'autre. « Louise Cardoso ? Chez vous alors hein. Non parce que Antigone sans Créon c’est quand même une idée bizarre. Et tu sais très bien que ta compagnie est celle que je préfère. A moins que Madonna se pointe, je suis tout à toi. » Je soupire et pose mon menton sur son épaule. « Si on me force encore une fois à parler portugais, je hurle. » « Si quelqu’un essaie encore une fois de me parler anglais avec un accent incompréhensible je le mets dans la piscine. » Au même instant, un petit garçon s'approche de moi pour me demander où sont les toilettes. En portugais évidemment. Prise d'un fou rire nerveux, je recule d'un pas, dérape et tombe à la renverse vers la piscine. J'ai juste le temps d'attraper le bras de Camille pour l'entrainer dans ma chute. L'eau froide s'infiltre dans ma bouche et mon nez, soulève ma robe et boucle mes cheveux. Je refais surface en pleurant de rire. « Oups, désolée Cam. Cam ? » Je regarde autour de moi sans le voir. Zut, j'espère qu'il ne s'est pas noyé quand même. Non, je vois sa tête surgir à quelques mètres de moi, outré. Il sort sans me regarder ce qui me fait éclater de rire. L'assemblée nous regarde avec amusement. Il fait volte face et lance un « Stowe, je te déteste. Je me vengerai. » des plus convainquants. Je rejoins le bord en quelques brasses et crie « Nooon Camiiille, ne me hais point mon amouuur. » avant de me précipiter vers lui. « Camiiiiiilleuh ! » J'encercle son torse de mes bras et me colle à son dos avec emphase. « Je ne puis vivre sans toi, ne me laisse pas. » « Adorable. Vraiment. Je vais me changer et on en reparle ? D’ailleurs tu devrais en faire autant. On est ridicules et on se donne en spectacle, je déteste ça. Viens. » Froid, tranchant.
Je continue de rire, siffle une flûte de champ' et prends sa main pour l'entrainer à travers la villa en courant. « Dépêeeeche tu vas attraper froid. » Les bulles me montent à la tête. Il déteste se donner en spectacle. Ah, il en a de bonnes. Je l'attire à l'étage vers nos chambres. Ma robe gelée colle à ma peau. « Tu m'attends là ? » Question idiote, j'entre dans ma chambre sans le lâcher et lui présente deux robes, une bleue et une mauve. « Laquelle ? » Il grimace et répond immédiatement  « La bleue. Sans hésitation. Où as-tu déniché cette… chose violette ? C’est horrible. On ira faire du shopping un de ces jours tous les deux… » Il jette ma robe sans tenir compte de mon expression scandalisée, cette robe m'a couté une petite fortune. « Pfff... » Je me tortille pour ôter mon vêtement mouillé et déambule dans ma chambre à la recherche d'une serviette pour me sécher.
« Tu ne te changes pas toi ? » Je lui jette un regard étrange accompagné d'un sourire en coin. « Si. Mais j’attends que tu aies fini. J’ai besoin de ton aide pour choisir ma chemise. Dépêche-toi, il fait froiiiiiiid !!!!!! » Je l'observe discrètement s'étendre sur mon lit tout en m'essorant les cheveux. Mon ventre se tord bizarrement, je lui tourne le dos, troublée. Je fredonne une chanson pour enfant histoire de me changer les idées. « Je compte jusqu’à cinquante. » Je me tourne brutalement vers lui et laisse tomber ma serviette sur le plancher. « Cam... » Ma gorge sèche me fait grimacer, je fais un pas vers lui, indécise. Il se redresse un peu, me voit, bafouille puis récite « La très chère était nue et connaissant mon cœur n’avait gardé sur elle que ses bijoux sonores. » Ma vue se brouille légèrement mais je ne le quitte pas des yeux tandis que lui détourne le regard. « Freija rhabille toi, tout ça n’est vraiment pas raisonnable. ».
Je balaye ses mots d'un geste de main et vais m'asseoir près de lui tout naturellement. « Camille... » Je me penche, colle mon front au sien et murmure « Mon désir créait sous des toits en or, parmi les parfums, au son des musiques, des harems sans fin, paradis physiques. » Mon nez effleure le sien, je le regarde avec tendresse. « Je t'aime tu sais ? » C'est vrai, Camille est mon meilleur ami, le seul sur qui j'ai toujours pu compter. Alors pourquoi pas ? Mes lèvres cherchent prudemment les siennes, pour finalement les effleurer avec douceur. Il me sourit, je soupire imperceptiblement de soulagement avant de l'embrasser plus effrontément. Je caresse son visage du bout des doigts, glisse vers son cou, m'attaque aux premiers boutons de sa chemise. Je m'éloigne un peu le temps de la lui ôter et me couche à moitié sur lui pour repartir à l'assaut de ses lèvres avec avidité. Mon corps épouse le sien à la perfection, mon souffle s'accélère. Je plonge ma main droite dans ses cheveux décoiffés par la piscine alors que la gauche explore timidement son torse. Il finit de se déshabiller et me fait rouler sur le côté en m'embrassant encore.

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Attends que mon monde se bâtisse,
ne cherche pas de miracle avant que n'éblouisse mon coeur écarlate.


Dernière édition par F. Carolyn Stowe le Dim 25 Sep - 21:15, édité 7 fois
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Camille J. Martin

Messages : 28
Date d'inscription : 01/09/2011


MessageSujet: Re: You know I want you amarrao aqui ♦ CAROMILLE    Jeu 1 Sep - 23:24

« La comédie musicale Cléopâtre, oui. Vous en avez entendu parler ? Mais venez, venez, ce sera avec grand plaisir. Oui j’occupe le rôle principal, vous ne pourrez pas me rater. » J’adresse un grand sourire à mon interlocutrice, une dame d’une cinquantaine d’années, une des rares personnes à parler un anglais correct à cette réception, l’accent brésilien étant particulièrement incompréhensible. Je prends une gorgée de mon verre de whisky coca avant d’écouter une tirade sur la carrière théâtrale de cette dame. Au moment où elle m’explique comment elle avait repris Antigone trente ans plus tôt, je vis Carolyn débarquer, un verre dans chaque main. « Cam ! Pardon, je vous l'emprunte. Cam oh mon Dieu si tu savais à quel point je déteste ces fêtes de quartier. » J’adresse un petit signe de main à ma nouvelle amie. « Je reviens dans quelques minutes madame, la façon dont vous avez supprimé le personnage de Créon m’intéresse ! » Je me tourne vers Carolyn. « Moi j’aime bien. Cette dame, je ne sais pas qui elle est, mais elle veut absolument venir voir mon spectacle, à cinq minutes près je lui signais un autographe. J’espère que tu as une bonne raison pour venir m’arracher au bonheur de la célébrité. »

« Louise Cardoso ? Chez vous alors hein. Non parce que Antigone sans Créon c’est quand même une idée bizarre. Et tu sais très bien que ta compagnie est celle que je préfère. A moins que Madonna se pointe, je suis tout à toi. » Je lui fais un petit sourire et la laisse s’appuyer sur moi, sentant qu’elle n’est pas d’humeur à ce qu’on la repousse. « Si on me force encore une fois à parler portugais, je hurle. » Toujours ces problèmes de langages véhiculaires dont je souffre aussi. « Si quelqu’un essaie encore une fois de me parler anglais avec un accent incompréhensible je le mets dans la piscine. » Un instant plus tard, je vois un charmant enfant arriver vers nous, et demander quelque chose que je ne comprends pas. Du portugais bien évidemment. Me préparant à un cri de la mort qui tue façon Stowe, je pose mon verre, me bouche les oreilles et ferme les yeux. Soudain, je sens qu’elle m’attrape par le bras et j’ouvre les yeux juste à temps pour me voir tomber dans l’eau froide de la piscine. Lorsque j’émerge, je jette un regard noir à Carolyn et me dirige vers la maison, tachant de conserver le peu de dignité qu’il me reste. Juste avant d’entrer dans le batiment, je me retourne et lache d’un ton théâtral. « Stowe, je te déteste. Je me vengerai. » J’ignore machinalement ses cris derrière moi et continue à avancer, complètement trempé. « Nooon Camiiille, ne me hais point mon amouuur.Camiiiiiilleuh ! » Voyant qu’elle me suit, je commence à courir, tentant de lui échapper. Peine perdue, je la sens très vite m’enlacer le torse comme un jeune singe. « Je ne puis vivre sans toi, ne me laisse pas. » « Adorable. Vraiment. Je vais me changer et on en reparle ? D’ailleurs tu devrais en faire autant. On est ridicules et on se donne en spectacle, je déteste ça. Viens. »

« Dépêeeeche tu vas attraper froid. » « Oui surement. Il fait au moins quarante degrés, je risque ma vie là hein ! » Elle m’attrape la main et m’entraine dans la maison. « Carooooo, lache moi, laisse moi prendre une coupe aussi ! Caro euuuuh. T’es pas cool ! » Elle ignore totalement mes plaintes et me tire jusqu'à sa chambre. Elle me montre alors deux robes. « La bleue. Sans hésitation. Où as-tu déniché cette… chose violette ? C’est horrible. » J’attrape l’horreur en question et la jette dans la corbeille à papiers située sous son bureau. « On ira faire du shopping un de ces jours tous les deux… » Elle pousse un soupir exaspéré, enlève sa tenue trempée et soulève des objets, certainement à la recherche de quelque chose. « Tu ne te changes pas toi ? » Je lui jette un coup d’œil, essayant de savoir à quel point elle est ivre. « Si. Mais j’attends que tu aies fini. J’ai besoin de ton aide pour choisir ma chemise. Dépêche-toi, il fait froiiiiiiid !!!!!! » Je lui rends son petit sourire et vais m’allonger sur son lit. « Je compte jusqu’à cinquante. » Je ferme les yeux un instant et commence à compter. « Un… Deux… Trois… » Caro m’interpelle alors. « Cam … » Je me relève un peu, m’appuyant sur mes coudes et la regarde. Sa serviette repose sur le sol. Elle est complètement nue. « Euh… » Je toussote et réponds d’une voix rauque. « Oui ? » Le spectacle de ma meilleure amie dans le plus simple appareil ne me gène étrangement pas tant que ça et je n’arrive pas à la quitter du regard. Un vers de Baudelaire, que mon père citait souvent à Stockholm me revient. Je souffle doucement, en français. « La très chère était nue et connaissant mon cœur n’avait gardé sur elle que ses bijoux sonores. » Au prix d’un effort considérable, je détache mon regard de son corps et me redresse encore un peu. « Freija rhabille toi, tout ça n’est vraiment pas raisonnable». Ignorant mes mots d’un geste de la main, elle s’approche de moi. « Camille... » Je ne réponds pas. Elle s’approche et pose son front contre le mien. Je sens le rythme des battements de mon cœur s’accélérer considérablement. Elle souffle doucement «Mon désir créait sous des toits en or, parmi les parfums, au son des musiques, des harems sans fin, paradis physiques. » Je lui fais un petit sourire. « Verlaine hein ? Tu connais son histoire avec Rimbaud ? » Elle est toujours plus proche, j’essaie de ne pas montrer le point auquel je suis troublé. «Je t'aime tu sais ? » Je lui jette un regard affolé. Je toussote. Est-ce qu’elle est réellement amoureuse. Je jette un coup d’œil à nos deux verres posés sur la table de nuit. Tout ça est certainement une erreur. Nos lèvres se cherchent, s’effleurent. Je suis en train d’embrasser ma meilleure amie. Et j’y prends du plaisir. Je lui fais un grand sourire. Pourquoi penser aux conséquences maintenant après tout ? Elle est toujours plus proche et commence à déboutonner ma chemise et me l’enlève. Je caresse doucement ses longs cheveux tout en continuant à l’embrasser comme si ma vie en dépendait. En deux temps trois mouvements, j’envoie valser mon jean à l’autre bout de la pièce sans la lâcher des yeux. Mes lèvres s’étirent en un énième sourire lorsque nous nous allongeons l’un à côté de l’autre sur le lit.

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